L’Etat et ses banques, unis pour le meilleur et le pire. Achetons le pire à 11% et vendons le meilleur à 3% !
Mise en ligne le 4 mai 2012
Les liens entre les banques commerciales et l’Etat sont quasi consanguins. Les banques financent le déficit public en achetant les emprunts émis par les Etats. Ce dernier vole au secours des banques quand celles-ci sont en difficulté… Cette « dépendance réciproque » est connue, en témoigne l’attitude des agences de notation qui conditionnent les notes des banques à la solvabilité des états et inversement.
De façon très récente, les exemples irlandais et espagnols illustrent le phénomène de contagion des banques vers l’Etat alors que les exemples grecs et italiens illustrent davantage le chaînage inverse. Ce lien de « bonne ou mauvaise » santé se matérialise en bourse à travers une défiance majeure à l’égard des principaux établissements bancaires. A titre d’exemple, le cours des actions des principales banques françaises est aujourd’hui tellement bas que leurs capitalisations boursières valent entre 20% et 50% de leurs capitaux propres. C’est dire si les investisseurs doutent de la capacité bénéficiaire de ces établissements dans les prochaines années 1 !
Les investisseurs doutent même sérieusement de la solvabilité de ces mêmes banques puisqu’il est aujourd’hui possible de leur prêter de l’argent à 11%. Ainsi, cotent sur le marché, des obligations bancaires émises par la BPCE 2 et la Société Générale qui rapportent 11% par an…
Une stratégie de valeur relative ?
Cette situation de marché est régulièrement mise en évidence par FairHedge qui souligne la dépendance des banques françaises à la bonne santé des états, dont en premier lieu l’Etat français. Acheter des actions qui cotent 25% de leurs fonds propres ou prêter à 11% par an constituent des opportunités de placement séduisantes… mais très risquées si la situation française venait à se dégrader. Peut-être est-ce d’ailleurs le sens des anticipations de marché ? Mais, si tel est le cas, pourquoi l’Etat français continue t-il à s’endetter à 10 ans à moins de 3% d’intérêts ? Voilà une situation originale où l’industrie bancaire française est terriblement mise à mal alors même que, pour l’instant, l’Etat français est épargné.
FairHedge vous propose cette quinzaine, une idée d’investissement originale et opportuniste.
Comment profiter de ces placements bancaires très rémunérateurs tout en minimisant son risque si les investisseurs venaient à douter du bien fondé du redressement des finances publiques ?
1 Peut être ont-il également quelques craintes d’augmentation significative de la fiscalité les concernant!
2 BPCE est l’organe central commun aux Caisses d’Épargne et aux Banques Populaires.
Découvrez ci-dessous les détails de cette stratégie de placement
Mise en ligne le 4 mai 2012












